01/02/2016
Cela fait des années que les chiffres de l’OCDE mettent en évidence que les durées de séjour hospitalier en Belgique pour un accouchement dépassaient la moyenne des pays européens. Comparaison n’est pas raison mais en période d’optimisation de l’allocation des ressources financières, il était inévitable que des mesures soient proposées pour que cela change et que la Belgique «entre» dans cette moyenne.
 
Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE, rapport 232A) indiquait en 2014 qu’un raccourcissement de la durée de séjour en maternité doit être possible via une réorganisation en profondeur des soins postnatals.
 
En outre, le nouvel accord du gouvernement fédéral (9 octobre 2014) a prévu des mesures visant à «éviter de longs séjours hospitaliers inutiles, en combinaison avec une offre de formes de soins alternatives moins coûteuses». Pour la maternité, il est prévu une mesure d’économie spécifique : adaptation du BMF aux séjours plus courts constatés ces dernières années, notamment par la cellule technique de l’INAMI.
 
Le défi financier et organisationnel pour les hôpitaux et le personnel est important mais il le sera aussi pour les prestataires de soins en ambulatoire qui devront prendre en charge des soins ou des prestations réalisés précédemment à l’hôpital. Cela appuie la volonté politique de faire glisser progressivement des activités hospitalières vers le secteur ambulatoire.
 
De plus, tout ceci s’insère dans le contexte plus large du «Plan d’approche de la réforme du financement des hôpitaux» exposé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique le 28 avril 2015.
 
Pour mettre au point un trajet mère-enfant nécessaire et efficace dans le cadre de cette diminution de séjour à la maternité, la ministre a lancé un appel à des projet pilotes. Le but est de tester, en étroite collaboration avec le secteur hospitalier et les entités fédérées, de nouvelles modalités de prise en charge des parturientes tout d’abord à petite échelle pour ensuite les implémenter à plus grande échelle si l’évaluation du projet s’avère positive.
 
En procédant de cette manière, il devrait être possible de maîtriser les effets (col)latéraux défavorables et inattendus, et donner l’opportunité au «terrain» de s’organiser de manière ad hoc.

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