01/01/2017

L’épilepsie est l’affection neurologique la plus fréquente après la migraine et concerne près de 1% de la population (OMS, 2016). Une certaine hétérogénéité caractérise la plupart des aspects de l’épilepsie : les causes, l’âge de survenue, le type de symptômes et de crises, la réponse au traitement pharmacologique, le pronostic de la maladie et l’occurrence d’affections concomitantes. Si l’épilepsie peut toucher tout le monde, sans distinction de race, de lieu ou de classe sociale, elle concerne surtout les enfants (y compris les nourrissons), les adolescents et les personnes âgées. En Belgique, environ 60.000 personnes souffrent d’épilepsie et 150.000 connaîtront un épisode épileptique à un moment de leur vie (Ligue francophone belge contre l’épilepsie).

L’épilepsie n’est pas une maladie mentale. C’est un symptôme neurologique causé par un dysfonctionnement passager du cerveau (certains disent qu’il « court-circuite »). Lors d’une crise d’épilepsie, les neurones produisent soudainement une décharge électrique anormale dans certaines zones cérébrales. Normalement, l’épilepsie n’altère pas les capacités intellectuelles. Entre les crises, le cerveau fonctionne généralement tout à fait normalement.

30% des cas d’épilepsie sont d’origine génétique, 70% seraient acquis. La moitié ont une cause déterminée : lésion cérébrale due aux séquelles d’une souffrance lors de la grossesse et de l’accouchement, d’un traumatisme crânien lors de la petite enfance, ou d’un accident vasculaire céré- bral... Pour les autres, les causes restent non élucidées.

Le diagnostic de l’épilepsie est établi sur base de la description des crises et un certain nombre d’examens comme par exemple l’électroencéphalogramme (EEG), la résonance magnétique et le vidéo-EEG monitoring.

Si un médecin diagnostique une épilepsie chez un patient, il peut prescrire des médicaments pour diminuer la fréquence des crises et si possible les supprimer complètement. Pour contrôler les crises, le choix du médicament dépendra du type d’épilepsie, du type de crises et de l’histoire médicale du patient. Un médicament efficace chez une personne peut donc se révéler tout à fait inadéquat chez une autre.

Lorsque les crises ne peuvent être contrôlées malgré la prise régulière de médicaments et l’épilepsie devient pharmacorésistante1 , le neurologue peut dans certains cas et après des examens spécifiques, envisager une intervention chirurgicale sur la zone du cerveau responsable des crises. Une autre intervention possible est la stimulation du nerf vague par un stimulateur implanté au niveau du thorax. Cette méthode peut s’avérer efficace pour certaines épilepsies réfractaires.

Cette étude s’inscrit dans le prolongement des travaux effectués sur les maladies chroniques, dont récemment l’hypertension, à partir de données sur les affiliés des Mutualités Libres.

Afin de nourrir la réflexion autour d’une meilleure compréhension des personnes épileptiques et des dépenses de soins de santé qu’elles engendrent, l’étude se divise en plusieurs analyses :

  • prévalence et profil de la population des personnes épileptiques sur base de données relatives aux années 2010 et 2014 : âge, sexe, précarité approchée par le statut BIM (bénéficiaire de l’intervention majorée) ;
  • risque de mortalité des épileptiques par rapport à la population générale ;
  • périodes d’inactivité ou assimilées des personnes épileptiques par rapport à la population gé- nérale (incapacité de travail, invalidité, chômage) ;
  • comorbidités des épileptiques par rapport à la population générale et à la population des malades chroniques (autres que l’épilepsie) ;
  • consommation de soins : médicaments prescrits et délivrés, recours aux hospitalisations et aux services d’urgence ;
  • dépenses en soins de santé de la population des épileptiques par rapport à la population géné- rale (à charge de l’assurance obligatoire et de l’assuré) ;
  • conclusion et recommandations.

 

 

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