01/05/2017

Quels recours aux soins ? Quels remboursements ? Quels coûts pour la famille ?

Une bouche saine est un indicateur de bonne santé, car des dents ou des gencives abîmées peuvent provoquer de graves maladies. L’OMS le répète depuis des années : «La santé bucco-dentaire est essentielle pour l’état général et la qualité de la vie». Parmi les facteurs de risque des affections bucco-dentaires figurent, outre une hygiène insuffisante de la bouche, la mauvaise alimentation, le tabagisme et une consommation problématique d’alcool. Certaines maladies bucco-dentaires peuvent avoir des conséquences sur la santé globale (pathologies inflammatoires, accouchements précoces...). Les bactéries de la bouche peuvent migrer par la voie sanguine dans tout l’organisme : le cœur, les sinus, les reins, les yeux, les articulations. Afin de suivre et de traiter les affections bucco-dentaires et d’aider le patient à mettre en place des mesures de prévention adaptées à sa situation, une visite de contrôle est recommandée chaque année.

Cette recommandation est-elle bien suivie en Belgique ?

Selon nos sources, une personne sur deux ne consulte pas son dentiste annuellement. Ces chiffres sont confirmés par les résultats de l’enquête de santé 2013 réalisée par l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISSP) : environ 40% des personnes interrogées1 déclarent ne pas se rendre chez le dentiste chaque année.

Cette sous-consommation constitue un problème de santé publique. L’une des priorités des autorités publiques est d’améliorer la santé bucco-dentaire de la population et de garantir l’accès aux soins, notamment pour les groupes les plus démunis (BIM ou bénéficiaires de l’intervention majorée). Les soins dentaires financés par l’Etat représentaient 878 millions d’euros en 2015, soit 3% des dépenses des soins de santé mais ce montant est nettement sous-estimé car il se rapporte à la prise en charge par l’assurance obligatoire (AO) via les organismes assureurs. La part supportée par le patient (ticket modérateur) constitue, pour certains, un frein à la fréquentation du dentiste. L’argument souvent avancé de l’obstacle financier ne s’applique pas dans tous les cas. En effet, on remarque que même pour les soins dits «gratuits» - car le ticket modérateur est de 0 euro -, le patient ne se rend pas chez son dentiste. Les raisons invoquées sont le manque d’information sur l’importance des soins dentaires, la peur du dentiste, la négligence de la santé bucco-dentaire par certaines couches de la population qui ne la considèrent pas comme une priorité,…

Face à ce constat, des initiatives ont été prises et des moyens financiers ont été dégagés afin de favoriser la promotion de la santé bucco-dentaire.

En 2009, des mesures d’accessibilité financière ont été prises pour les enfants et les soins dentaires sont devenus gratuits jusqu’au 18ème anniversaire. Les soins dentaires, à l’exception des soins orthodontiques, sont donc remboursés à 100% des tarifs prévus par la convention dento-mutualiste pour les enfants jusqu’au 18ème anniversaire.

 

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